Prévenir les intolérances alimentaires
Prévention primaire – Spécial Nourrissons
Diversification alimentaire organisée
La prévention primaire vise à éviter le développement de sensibilisation à certains allergènes chez des nourrissons en bonne santé, surtout si un parent présente une prédisposition à développer des réactions allergiques. Avec 1 parent atopique, un enfant a 25% de risque de devenir atopique et ce risque passe à 50% avec 2 parents atopiques.
En fait tous les enfants sont concernés.
L’atopie est la tendance d’une personne à développer une réaction allergique au contact d’éléments de l’environnement normalement sans effet pour le reste de la population (poussières, pollen, poils d’animaux, métaux, etc.).

Chez le jeune enfant présentant une dermatite atopique précoce (eczema), la sensibilisation à plusieurs aliments expose à un risque ultérieur accru de sensibilisation à des allergènes respiratoires. La sensibilisation se produit le plus souvent par contact épidermique (oeuf, lait, arachide, fruits à coque).
Les enfants atteints de dermatite atopique précoce, un facteur de risque d’allergie bien connu, ne présentent pas tous les mêmes risques de sensibilisation respiratoire. C’est ce qu’indiquent les résultats d’une étude conduite par des chercheurs de l’Inserm.
Leurs travaux montrent en effet que la sensibilisation à plusieurs aliments dans les années qui suivent l’apparition d’une dermatite atopique précoce (apparue avant l’âge d’un an), multiplie par un facteur presque égal à quatre le risque de développer une sensibilité à des allergènes respiratoires (pollens, acariens, phanères d’animaux, moisissures) à l’âge de 6 ans. Or cette sensibilisation respiratoire fait le lit de l’asthme.
La diversification précoce systématique, dès 6 mois pour l’OMS, ou entre 4 à 6 mois pour le société française des pédiatres et la plupart des allergologues, est l’attitude préventive recommandée pour les enfants avec ou sans terrain atopique. Nous avons réuni en une gélule microdosée les ingrédients protecteurs avec une progression douce des quantités.
Médecin-scientifique spécialisée dans le traitement des allergies et de l’asthme à la Stanford University School of Medicine, le Professeur Kari Nadeau, explique comment prévenir les allergies alimentaires en exposant les enfants aux aliments allergènes tôt dans leur alimentation.
Les intolérances alimentaires sont une source d’inquiétudes chez les parents. L’association Allergies Québec qui regroupe des parents d’enfant allergiques proposent des vidéos expliquant comment introduire progressivement des aliments allergènes chez le nouveau-né.
Aide à la prévention Secondaire
La prévention secondaire concerne les personnes déjà considérées comme intolérantes. Elle consiste à augmenter la tolérance ciblée d’un patient à son problème alimentaire. Par progression douce et individualisée. Toujours avec des doses de 250 à 2500 fois moins forte que les doses déclenchant des réactions au cours des séances de test en milieu hospitalier.
L’utilisation de microdoses permet donc d’habituer le corps en toute sécurité et l’apport de probiotiques simultanément, rend plus performant encore les traitements de prévention secondaires (Lancet). Le microdosage n’est jamais dangereux en tous les cas.
Ces doses de premières intentions sont conçues pour débuter un traitement hors milieu hospitalier et/ou en conseils ambulatoires. Ces microdoses permettent une prolongation des soins à domicile en attendant une ITO (induction de tolérance orale) en milieu hospitalier (délais souvent longs).
Nous savons déjà qu’au Canada, des préparations artisanales sont misent en route, à distance, avec un réel succès.
Les préparations alimentaires sont à commander par les patients et à remettre à l’équipe médicale.